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Deux ans après l’annonce par Marisol Touraine, Ministre de la santé d’alors, de l’adoption par la France du modèle d’étiquetage nutritionnel simplifié sur les emballages des produits alimentaires, l’Allemagne adopte à son tour le Nutri-score. Une bonne nouvelle pour les défenseurs de la clarté des informations et du libre choix des consommateurs.

Quatrième pays européen

Après avoir réalisé des études et des enquêtes d’ampleurs nationales, recueilli de nombreux avis consommateurs sur la lisibilité des étiquettes proposées par les industriels, et constaté des problèmes de évidents de compréhension, l’Allemagne a suivi l’exemple de la France, la Belgique et l’Espagne et a adopté le Nutri-Score comme référentiel pour informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des produits accessibles aux rayons alimentaires. Quatrième pays européen à pousser dans ce sens, l’avancée semble importante en matière de santé publique.

Cependant, elle ne sera réellement significative que lorsque l’Europe entière se sera approprié le modèle et aura rendu obligatoire cet outil sur tous les produits alimentaires transformés. Car, aujourd’hui, le Nutri-Score, s’il est fortement encouragé, n’est pas obligatoire. La balle est désormais dans le camp de la candidate au poste de Commissaire européen, favorable à un étiquetage nutritionnel unique, et des industriels qui ont tout intérêt à aller dans le sens des consommateurs.

Des lettres et des couleurs comme références

Nutri-score est un outil d’information qui prend la forme d’un logo précisant la qualité nutritionnelle d’un produit, en le positionnant sur une échelle à 5 niveaux associant des lettres à des couleurs. En un coup d’œil rapide, le consommateur peut ainsi choisir entre plusieurs articles d’un même rayon et comparer la qualité nutritionnelle d’un même produit de différentes marques mais aussi les avis consommateurs.

Le système ne remplace pas les informations déjà présentes sur les étiquettes et emballages, il en facilite simplement la lecture pour un achat rapide et efficace. De la lettre A et la couleur verte pour les produits les plus favorables sur le plan nutritionnel à la lettre E et la couleur rouge pour les moins favorables.

La vigilance des associations

Le calcul de référence a été mis au point par des équipes de recherche internationales sous la surveillance de certaines associations comme l’IUFC Que Choisir et une quarantaine d’ONG françaises qui conservent leur vigilance et continuent à mettre la pression sur Bruxelles et les industriels à travers notamment la pétition internationale #pronutriscore. Il tient compte des nutriments à favoriser et ceux à limiter comme les acides gras saturés, sucres, sel…