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La secrétaire d’Etat Français lance un appel aux grands sites d’Internet (Google, Facebook, Skyblog…) pour qu’ils garantissent mieux la vie privée des internautes via GRPD.

Un appel aux grands sites internet pour une meilleure garantie de la vie privée et ou surtout comment effacer des données personnelles sur Internet ? C’est difficile, voire impossible. Sur le Web, tout est gravé dans le marbre, y compris les propos ou les photos les plus diffamatoires à votre encontre. Aujourd’hui, 74 % des internautes réclament d’urgence ce « droit à l’oubli numérique ».

Les sites poussés à réagir et respecter le RGPD

Il est demandé très officiellement aux plus grands moteurs de recherches ou sites communautaires – Google, Facebook, Microsoft, Skyblog, les Pages Jaunes et autres – d’édicter une charte de bonne conduite sur ce droit à l’oubli et la protection des sources. « En France et en Europe, c’est la loi Informatique et libertés qui gère le respect des données privées sur Internet », indique la CNIL et le ministère.

« Or cette loi est difficilement applicable hors de l’Europe. Facebook par exemple est un site dont les serveurs sont implantés aux Etats-Unis. Pour remédier à ces deux problèmes, nous avons lancé une concertation avec les acteurs d’Internet pour voir comment, à l’amiable, on peut régler un certain nombre de problèmes. »

Aux Etats-Unis, les internautes ont pris directement les choses en main. Deux associations, déjà actives contre Facebook, viennent de lancer une nouvelle campagne pour dénoncer l’attitude célèbre réseau social en matière de divulgation d’informations personnelles. Au fur et à mesure des années, Facebook a progressivement violé la loi de confidentialité qu’il s’était imposé lors de sa création. Désormais, des informations auparavant protégées sont visibles par tous. Par exemple, votre photo, votre profil, vos listes d’amis, les pages dont vous êtes fan, sexe, localisation et réseaux !

Un projet bloqué
La consultation lancée le 12 novembre a été très longue. « Le mois de juin sera décisif. Nous verrons à ce moment-là si nous pouvons régler ces désaccords ou non », poursuit le cabinet de la secrétaire d’Etat.

Du côté de Google, la charte n’a pas l’air de faire partie des priorités : « Il y a effectivement une charte à l’étude sur la protection des données privées sur Internet. Il y a eu de nombreuses tables rondes et réunions, auxquelles Google a activement participé. Mais la charte n’est pas encore achevée, et la signature n’est pas à l’ordre du jour », nous a indiqué un porte-parole.

Par ailleurs, l’Etat n’a et n’aura aucun moyen coercitif pour faire respecter ladite charte. Reste aux internautes à prendre eux-mêmes le respect de leur vie privée en main.