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En 2017, les consommateurs ont utilisé deux fois plus leur carte bleue que leur chéquier pour régler leurs achats.

Le constat se révèle sans appel, lors du premier samedi du mois de décembre, le 5 pour être précis, le groupement des cartes bancaires a enregistré 301 millions d’euros d’autorisation en lieu et place des 285 millions d’euros de l’année précédente. L’engouement de nos concitoyens (9 sur 10 détiennent le rectangle de plastique orné d’une puce) pour la monétique électronique constaté lors du premier week-end du mois de décembre s’explique par l’utilisation massive de cartes à débit différé à 30 jours.

Idem concernant Internet, où le pic du nombre d’autorisations sur la Toile correspond également au premier samedi du mois de décembre. Selon les membres du GIE cartes bancaires (groupement d’intérêt économique), ce phénomène trouve son origine dans l’incertitude liée à la date d’acheminement des biens acquis sur le réseau. Et son corollaire, le souci des internautes de disposer des cadeaux au pied du sapin en temps et en heure.

Un poste d’analyse stratégique

« Le GIE des cartes bancaires met en relation quatre acteurs : le porteur de la carte, le commerçant (ou le distributeur automatique de billets), la banque du porteur (émetteur) et la banque du commerçant ou du DAB (acquéreur). Et constitue à ce titre une véritable tour de vigie de l’activité économique », indique Jean-Marc Bornet, administrateur du groupement des cartes bancaires.

D’importants pics de transactions sont observés pendant les périodes de soldes, les vacances scolaires, la rentrée des classes et les fêtes de fin d’année. Pour Gilles Guitton, administrateur du GIE : « La multiplication des ouvertures dominicales nous a permis de constater, quasiment en temps réel, un lissage des achats entre le samedi et le dimanche. »

Quelques chiffres :

Pas moins de 6,24 milliards d’euros de paiements et 1,52 milliard de retraits, soit 7,76 milliards de transactions ont été effectuées en 2016 par les cartes bancaires CB. Le nombre d’autorisations a triplé en dix ans pour passer le cap des 3,2 milliards en 2017 et nous pensons pouvoir passer la barre des 8 milliards d’euros de paiements fin 2018, une fois les chiffres arrêtés », poursuit Gilles Guitton.

Le système dispose à l’heure actuelle de la capacité de traiter 800 autorisations par seconde et environ 8,53 millions d’autorisations par jour. A l’aide d’une nouvelle architecture du réseau interbancaire d’autorisation intitulée « e-rsb » : « Nous pouvons assurer un temps de réponse du réseau inférieur à 0,5 seconde en moyenne entre les systèmes informatiques des banques », indique Pierre Juhen, directeur de l’informatique et des réseaux du GIE cartes bancaires détenus par 60 millions de nos concitoyens. Le petit rectangle bleu a de beaux jours devant lui.